jeudi 30 avril 2009

Première visite de Kyoto, Partie 3


C'est reparti pour une journée sur les chemins de la spiritualité japonaise ! Cette fois je me dirige sur la partie nord d'Higashiyama. En commençant par le vaste temple de Nanzen-ji. Le temple dispose d'un imposant sanmon qui en théorie permet d'avoir une belle vue sur la ville, mais devinez-quoi, je pense qu'aujourd'hui ça ne vaut pas le coup ... il pleut encore ! Qu'à cela ne tienne, je peux quand même admirer le jardin zen à l'intérieur du bâtiment principal.
La pluie se faisant un pue moins pressante, je me dirige vers le jardin tout proche du petit temple de Tenju-an. Ce superbe endroit ne fait pas ses 700 ans, la quiétude de l'étang empli de carpes sublime le minutieux arrangement. A la sortie, je tombe directement sur un autre temple, Konchi-in, qui comme son voisin dispose d'un jardin zen de toute beauté.
L'heure du repas approchant, je pénètre dans le premier restaurant que je croise, on m'explique très clairement, qu'il n'y a qu'un seul menu, la spécialité de Kyoto, un assortiment de différentes préparations de tofu, qu'à cela ne tienne, je tente le coup, et d'ailleurs pas de regrets puisque c'était délicieux.
Une fois le tofu expédié, je me dirige vers le temple d'Eikan-do, un vaste ensemble de bâtiments reliés entre eux par des couloirs ouverts. On s'y déplace pieds nus, comme dans la plupart des temples d'ailleurs. Le jardin est également très beau (comment-ça vous vous en doutiez un peu ?). Une fois ma visite terminé j'entame le "chemin du philosophe" (Tetsugaku-no-michi), le long d'un canal bordé de cerisiers (j'ose à peine imaginer la foule pendant Hanami). Ce chemin me mène à ma dernière visite de mon weekend kyotoïte, le temple de Ginkaku-ji. Sur le chemin je m'arrête encore à deux temples, dont un très petit qui semble rendre aux petits animaux (à en juger par les statues de rat et renard).
Ginkaku-ji est un des temples les plus prisés de Kyoto, et bien ça se justifie complètement une fois que l'on y est. Le jardin est très grand et superbement agencé avec tout les éléments essentiels du zen ainsi qu'une pagode qui donne sur un petit étang. Peut-être ma plus belle visite du weekend.
Ainsi se finit ce weekend humide mais enrichissant, du point de vue culturel bien sûr. Un bus, un shinkansen et un train de la meitetsu plus tard, me revoilà chez moi ... mon dieu que j'ai mal aux jambes !
La semaine prochaine, c'est la golden week, je vais passer trois jours à Tokyo, ce sera complètement différent, plus étincelant ...
A bientôt,
Olivier

mercredi 29 avril 2009

Première visite de Kyoto, Partie 2

Suite de la visite du quartier d'Higashiyama. Sur le chemin de ma prochaine destination je me balade dans le quartier restauré de Ninnen-zaka et Sannen-zaka, pavé de pierres et bordés d'échopes. J'arrive donc à Kodai-ji, pas aussi imposant que ma visite précédente, mais les bâtiments et surtout les jardins zen sont magnifiques.
Toujours avec la pluie pour compagnon de route, je continue mon pélerinage le long des temples d'Higashiyama. Je traverse le superbe parc Maruyama-Koen avant d'arriver au plus imposant temple de Kyoto : Chion-in. L'entrée du temple est symbolisé par un sanmon immense, le plus grand du Japon. Celui-ci invite à s'élever via les marches pour accéder au temple principal qui n'a pas grand chose à envier à une cathédrale niveau dimension, décoration (et ferveur). Le temple dispose également d'un des plus beaux jardins zen que j'ai vu.
En route maintenant pour la dernière visite de la journée, le temple de Shoren-in. L'entrée du temple est bordée d'immenses et superbes camphriers (on s'attend presque à en voir sortir Totoro, pour les initiés). L'ensemble jardins et bâtiments est encore superbe et me donne l'occasion de faire parmi mes plus belles photos de la journée.

Après une visite dans les temples proches du quartier de Gion, je décide de prendre la direction de l'hôtel. Mal aux pieds et pluie incessante ont finalement raison de moi, mais ça en valait le coup. Avec l'espoir d'une douche chaude, d'un bon repas, je vois s'écarter le quartier d'Higashiyama à travers la fenêtre du bus. Vivement demain !

lundi 27 avril 2009

Première Visite de Kyoto, partie 1

Levé 6H00 (pour moi c'est tôt) samedi matin, il me semble entendre un bruit inquiétant pendant que j'émerge doucement. Concentration et finalement ouverture des rideaux sur ... une pluie battante ! Bon, ce n'est pas si grave peut-être que cela va s'arrêter avant que je ne m'en aille.
Départ pour la gare d'Okazaki, il faut que je chope le train de 22', bon il pleut encore, ça se fera à pied, peut-être qu'il ne pleut pas à Kyoto ... Arrivée à la station Nagoya de la Meitetsu, transfert vers les lignes JR du Shinkansen. Un Nozomi part pour Kyoto dans un quart d'heure, juste le temps de prendre un billet. 40' après (8h50), arrivée à Kyoto Station, un petit café et un croissant dans l'immense hall de la gare, le weekend kyotoïte peut commencer.
Premier épreuve trouver le bus pour se rendre au premier temple. Le 206, va partir, juste le temps de monter. Un quart d'heure passe, je me rends compte que manifestement, j'ai pris le bus dans le mauvais sens ! Ayant surmonter ce premier déboire, toujours sur une pluie battante, me voici arriver au Sanjusangen-do, le temple au 1001 statues de Kannon aux 1000 bras, déesse de la compassion. A couper le souffle, mais pas de photos de l'intérieur, dommage. Je repars, direction Higashiyama (la montagne de l'est), où m'attendent un nombre conséquent de temples et jardins.
Premier temple, il suffit de suivre la foule pour le trouver. Me voici donc au temple Kiyomizu-dera, constitué de plusieurs bâtiments relativement imposant à flanc de montagne en lisière de forêt. Alors que je m'apprête à franchir l'immense porte, voilà que trois charmantes demoiselles japonaises se présentent à moi et dans un anglais irréprochable se proposent de me guider à tra
vers le temple (des étudiantes en anglais qui font les guides bénévoles, ce qui leur permet accessoirement de s'exerce
r). La pluie paraît beaucoup plus supportable, maintenant. Nous voici donc, naviguant dans la foule, principalement des voyages scolaires. Je ne tente pas l'épreuve qui consiste à marcher entre deux pierres les yeux fermés pour s'assurer l'amour, lui même étant déjà aveugle, je ne vois pas la nécessité d'en rajouter.
Le reste du temple est magnifique, bien qu'il soit difficile de
 pouvoir s'y bouger. Mes guides me donnent des détails sur le temple, notamment cette fameuse source sacrée (Otowa-no-taki) qui se divise en trois, on ne peut boire qu'à un seul des trois déversoirs, au choix : études, amour, santé (choisis ton camp camarade). La fin de la visite arrive, je me sépare à regret de mes guides, trouve un petit bouiboui pour finir cette première partie, planifier le reste de la journée et avaler quelques nouilles trempant dans une soupe bien chaude avec un oeuf mollet.

dimanche 12 avril 2009

花見 (prononcer はなみ )


Période bénie au Japon, Hanami ( regarder les fleurs), marque le passage de l'hiver au printemps, du froid vers le chaud. Bénie, écrivais-je donc, et ce pour plusieurs raisons et tout particulièrement cette année (je n'y suis pour rien croyez bien).
Tout d'abord, c'est absolument magnifique, les cerisiers (Sakuras) s'en donnent à coeur joie, tout le Japon se pare de magnifiques couleurs qui vont du rose profond au blanc éclatant, la région de Kyoto est particulièrement réputée pour la magnificence des fleurs, mais j'ai la chance de vivre dans un endroit riche en Sakuras et j'ai pu aller de nombreuses fois admirer et immortaliser ces visions qui réchauffent le coeur des Japonais depuis des générations.
Ce qui m'amène d'ailleurs au deuxième point qui fait que cette période est particulièrement agréable. Pour réchauffer un coeur, une jolie fleur c'est bien mais un petit coup à boire c'est mieux (ce qui traduit presque littérallement un proverbe japonais). La période de Hanami est en effet prétexte à l'organisation de pique-niques alcoolisés sous les Sakuras précédemment cités, et des sakuras, comme je le disais, il y en a beaucoup. Et cette année, la période de Hanami a été très longue, plus de deux semaines, les fétards et autres amateurs de botanique ont donc été particulièrement gâtés.
En effet, en général, Hanami ne dure qu'une semaine. Cette aspect éphémère la rend donc encore plus belle aux yeux des japonais (ça frise la transcendance je dirais-même). Hanami nous rappelle que beauté, n'est, somme toute, que passagère, mais heureusement, elle revient toujours.