mercredi 13 mai 2009

Sous la lumière des géants de Tokyo, partie 2


Ma modeste chambre d'hôtel se trouvant dans le quartier populaire d'Ueno (proche de l'université de Tokyo, pour celui qui connaît), je me rends dans le quartier tout proche d'Asakusa pour aller contempler le temple de Senso-ji (même si il y a moins de temples qu'à Kyoto, on est au Japon quand même) dédiée à la déesse de la compassion Kannon (la même que pour le sanjusangen-do de Kyoto).
Revenant sur mes pas, je m'élance, avec entrain, dans le parc Ueno-koen dont l'entrée est gardé par la statue d'un shogun qui s'est fait hara-kiri. Bien que moins attrayant que d'autres parc de la ville, il abrite néanmoins de nombreux musées dont le musée national de Tokyo qui abrite, ma foi, de fort belles pièces retraçant l'histoire du Japon des temps reculés jusqu'à nos jours, le tout sous les regards bienveillants de quelques dizaines de statues de Kannon.
Je décide d'aller passer le reste de la journée dans les quartiers branchés que sont Shinjuku et Shibuya, la pluie aussi. Heureusement, que c'était les vacances, l'immense foule est à un niveau gérable. Je cherche, malheureusement en vain, le tableau de message de la gare de Shinjuku pour laisser un message au "City Hunter", mais Ryo et Kaori resteront hors d'atteinte cette fois (cette phrase était réservée aux fans de manga). Hésitant un long moment devant la devanture et cédant à l'article de la vendeuse (chinoise), je décide d'investir dans un nouvel appareil photo en promo, afin de faire d'encore plus belles photos lors de mes prochaines visites. Après tout, tant qu'à acheter un appareil autant le faire au Japon et d'autant plus à Tokyo.
Le lendemain, j'occupe ma matinée à visiter le temple de Meiji-jingu dans le quartier d'Harajuku. Erigé par l'empereur Meiji, un des plus célèbres empereurs du Japon qui a permis l'ouverture du Japon au reste du monde, ce qui a permis l'arrivé quelques décénnies plus tard de ces bienfaits que sont les GSX-R, les sushis et les pokemons au hasard. Typiquement shinto, le style est très proche de celui d'Atsuta-jingu à Nagoya, une visite apaisante.
S'en suit une visite au musée des sciences maritimes, n'oublions pas que Tokyo est un port (contrairement à moi), au bâtiment en forme de paquebot, où je peux admirer quelques superbes maquettes. Enfin je me dirige vers la gare de Tokyo, en utilisant un métro qui fait un tour sur lui même au-dessus de la mer avant de redescendre sur la ville, impressionnant. Un petit tour de Shinkansen, et c'est le retour à Okazaki, heureusement que la semaine de travail ne dure que deux jours, ça crève les vacances ...

lundi 11 mai 2009

Sous la lumière des géants de Tokyo, partie 1

Parodique s'il en est, le titre de ce billet fait naturellement référence aux innombrables et immenses grattes-ciel de la capitale japonaise, qui, nuits et jours illuminent les passants de la lumière de leurs écrans géants. Je pourrais sous-titré cette visite : "comment je me suis aperçu que Paris était une charmante ville de province".
Je dois dire que cette fois j'ai eu de la chance puisque j'ai eu droit à une journée et deux matinées sans pluie ... encore une fois levé tôt, cette fois-ci les "kamis" semblaient de mon côté pour cette première journée. Aussitôt arrivé à la gare de Tokyo, le temps de chercher une consigne (45'), je me dirige vers le palais de l'empereur tout proche pour aller visiter les jardins (à défaut de lui présenter mes respects en personne).
Revenant sur mes pas, je m'engage à travers les immenses buildings en direction de Ginza, l'équivalent de la 5ème avenue à New-York, ou d'Oxford Street à Londres, coup de bol, les avenues ont été fermées à la circulation on peut donc se promener librement au entre les prestigieuses échoppes (je résiste courageusement à la tentation d'un nouveau sac Channel ...).
Avant d'aller investir ma chambre d'hôtel, je me dirige vers le quartier d'Akihabara, réputé pour ses magasins d'électronique (à tel point que la sortie de métro indique très officiellement "Electric City"), et en m'y baladant je tombe sur un magazin qui laisse échapper une musique qui me rappelle un petit plombier moustachu. Ne pouvant naturellement pas résisté à l'appel, je me retrouve vite entouré de jeux vidéos plus vieux les uns que les autres ... de vieux rêves d'adolescent ressurgissent.
Pour finir cette journée, je me rends dans le quartier ultra-moderne de Roppongi (tiens un restaurant de Robuchon ? y singe-t'on le chevreuil ?) puis me dirige vers la toute proche Tour de Tokyo, copie moderne, plus grande de la Tour Eiffel. Dès que l'on sort de l'ascenseur, la vue est saisissante, submergé de toutes parts par les millions de points de lumière de la mégalopole. Sans doute une des images les plus mémorables de cette visite.