samedi 29 novembre 2008

Du bénéfice de l'emprunt d'un vélo (suite)

Suite à l'épisode précédent où je décris les bienfaits que m'a apporté un simple vélo.
L'après-midi suivant mes achats s'annonce ensoleillée, quel dommage de rester enfermer donc. Ni une, ni deux, j'enfourche mon vélo pour une balade improvisée de la ville.
Passant le centre ville, je décide de commencer une balade le long de la rivière. Arrivant à un confluent, je m'étonne d'entendre le mélodieux son d'une flûte perdu au-dessus de moi dans les arbres. Je remonte donc en haut des berges et je tombe sur le château d'Okazaki où vécu le célèbre Shogun Tokugawa Ieyasu, né à Okazaki, très important personnage historique japonais.
Pas aussi grand que celui de Nagoya, ce château n'en reste pas moins très joli et surtout entouré d'un parc magnifique aux couleurs automnales somptueuses (je vous renvoie à la galerie de photos Okazaki sur mon site picasa).
En bref, une belle journée, avec à la clé sans doute quelques crampes. Demain, je vais essayer d'aller visiter le musée Tokugawa, consacré au Shogunat issu du personnage précédemment cité. Et la semaine prochaine, JE RECHARGE LA BATTERIE DE CE VELO.

Du bénéfice de l'emprunt d'un vélo

Fin de ma deuxième semaine au Japon. Je commence un peu à m'en sortir au niveau du boulot, mais comme il n'y a pas personne qui connaissent quoi que soit à la tâche qui m' a été confiée dans mon équipe, je tâtonne pas mal (je remercie donc les forums, et les gens qui répondent à mes mails de demande d'aide).
Cette semaine, j'ai du payer mon logement pour le mois de novembre, ce qui fait que je n'ai plus beaucoup de liquide (principal moyen de paiement, CB reste une exclusivité française encore) sur moi et comme je n'ai pas encore été payé il faut trouver une solution. Solution : retirer de l'argent sur compte français ... plus facile à dire qu'à faire.
C'est là qu'arrive le vélo. Bien qu'il y en a moins qu'à Shangai, il faut dire que le vélo est une valeur sûre de déplacement. Tous équipés du même système antivol, directement inclus avec le vélo. L'option batterie pour aider le "pilote" du deux-roues est assez répandue, ce qui assez pratique à Okazaki, puisque mon job est en haut de l'unique colline du patelin.
Chaque labo de l'institut met à disposition de ses membres des vélos pour utilisations diverses et variées. Ca tombe bien, j'ai besoin de faire des emplettes au supermarché du coin et d'y retirer du liquide comme précédemment expliquer (20 bonnes minutes à pieds de chez moi .. en côte). On me confie donc un vélo inutilisé de l'équipe, première difficulté rapidement résolue, regonfler les pneus, un étudiant du labo s'en charge avant même que je lui demande. Et là je me dis, chouette je vais pouvoir aller au supermarché ce soir ... ah oui mais il y a encore un petit problème : il n'y a plus de batterie ! Et un vélo qui est fait pour fonctionner avec une batterie c'est pas léger.
Tant pis, trop crevé je remets l'expédition au lendemain. Le matin, direction la galerie commerciale, après 6 essais, je trouve enfin une machine qui accepte ma carte française, je peux donc faire mes courses ( au passage résister à l'achat d'une nouvelle console nintendo pas encore sortie en France ...) et revenir fièrement, achat en poche (sushis pour ce soir) , en poussant mon vélo jusqu'à chez moi.

lundi 24 novembre 2008

Un peu de tourisme

Nagoya n'est pas spécialement réputé pour son tourisme, mais il y a quand même de belles choses à voir. J'ai donc profité de ce premier week end pour faire quelques photos que vous pourrez voir en cliquant avec votre mulot sur le lien photo qui doit se balader à droite de la page.
J'ai tout d'abord visité le château de Nagoya (Nagoyajo), très sympa, mais il faudra que j'y retourne au printemps, le jardin sera encore plus joli à cette période. Ensuite, le temple d'Osu Kannon est impressionnant pour deux raisons, d'abord il est très beau et joui d'une ferveur assidu de la part des pèlerins, ensuite il est situé en limite du quartier du même nom, qui est une sorte de camden market pour ceux qui connaissent. Un immense marché couvert où l'on trouve principalement des fringues ou de l'électronique (et du pachinko, flipper national), c'est très animé, très bruyant mais fort sympathique.
Le lendemain, j'ai visité le sanctuaire d'Atsuta (Atsuta-Jingû). Très différent du temple d'Osu Kannon (bouddhiste), le sanctuaire est assez grand, il y a de nombreux petits édifices où l'on peut prier. Il y a surtout un bâtiment inaccessible au public, où repose un sabre qui est l'une des trois plus grande relique du Japon. Un Dieu l'aurai donné en personne au premier empereur du Japon, autant dire que l'on ne déconne pas. Il s'y déroule également des cérémonies de mariages traditionnelles, en costumes magnifiques.
Pour finir, j'ai visité le port de Nagoya (Nagoyako) où l'on peut admirer un superbe aquarium. Avec des espèces marines et fluviales du monde entier, très bien présenté, ainsi qu'un très joli spectacle de dauphins. Également, joli vu sur Nagoya depuis la capitainerie (7 étages).
Bon par contre, aujourd'hui temps de m... Alors juste un petit musée vite fait et après rangement et nettoyage (7 m2 ça devrait aller vite).

samedi 22 novembre 2008

Fin de la première semaine

Je viens de finir ma première semaine à Okazaki, j'ai quasiment fini de récupérer du décalage horaire,on ne peut pas dire que je me suis ennuyé. Il y a eu le côté administratif avec la demande de carte de résident, l'ouverture de compte en banque, la signature du contrat de travail (je peux d'ailleurs confirmé que le fait que les japonais ont peu de vacances n'est pas une légende urbaine d'ailleurs), je dois dire que la sécrétaire et l'assistant professor ont quasiment tout fait, j'ai juste eu à signer en haut des pages.
Nouveau labo

Il y aussi eu le côté découverte du laboratoire et de l'équipe, tout le monde est très sympa. Niveau étudiants, il y a surtout des nanas et un mec (entre undergratuate et PhD), une postdoc, un assistant professor. J'ai rencontré mon chef qui m'a expliqué ce qu'il voulait de moi, sans être trop technique il veut que je mette en place un système de calcul de structure de protéine (ARIA, c'est fait), m'entrainer un peu avec (la semaine prochaine), puis attaquer différentes études d'interaction glycolipides-protéines. Pour ceux à qui ça ne dit rien, disons que je ne vais pas m'ennuyer. Il y a également du bon matériel (RMN 920 MHz) et apparemment des crédits substantiels. Le bâtiment sur 8 étages est neuf (5 ou 6 ans) et plutôt impressionnant.
J'ai du préparer vite fait aujourd'hui un séminaire en anglais sur mes travaux de thèse, il a fallu un petit peu improviser, couper le speech en deux parties et surtout parler lentement. Ironie du sort, maintenant c'est moi qui doit parler doucement, alors qu'en Angleterre je n'arrêtais pas de demander à mes collègues de le faire.
Enfin, il y a le côté découverte culturelle qui a bien commencé. Notamment de succulents restaurants dont je ne saurais pour le moment pas cité les noms. Je reviens d'ailleurs d'un repas avec toute l'équipe dans un restaurant "asiatique" (le fait que le japon soit en asie n'apporte absolument contradiction à personne ici), fort sympathique moment où nous avons partagé nos différences culturelles. Exceptionnellement, ce weekend aura trois jours, je vais donc en profiter la ville de Nagoya toute proche. Ceci sera l'occasion pour moi de faire de belles photos je pense. J'espère que je ne me perdrai pas trop.

Arrivée à Okazaki

Après un voyage sans encombre d'une douzaine d'heures avec un 747 de la JAL, deux changements de trains et 10 minutes de marche à pied, me voici enfin arrivé à Okazaki, charmante petite bourgade (400000 habitants) de la banlieue de Nagoya.
J'ai eu droit à un comité d'accueil extrêmement chaleureux composé de Takumi, assistant professor, ainsi que d'une postdoc et d'une doctorante. Le voyage en train depuis l'aéroport a été très agréable et m'a permis de commencer à faire connaissance avec ma future équipe.
Ma chambre
Mon groupe m'a accompagné jusqu'à dans un centre d'accueil pour chercheur. Comme prévu, une chambre m'y attendait. Après un rapide tour à l'institut tout proche, mes collègues sont rentrés chez eux en attendant de se revoir lundi.
Après avoir tenté en vain de me connecter à internet (mot de passe requis), j'ai été faire un tour au "convenience store" (ouvert 7j/7 24h/24) pour trouver de quoi me sustenter pour le week end. La principale difficulté a ce moment a été d'identifier des plats dont les modes de cuisson étaient explicites (en gros combien de temps faut il y mettre au micro-onde).
Alors que j'avais réussi, avec un certain succès, à faire chauffer mon plat, et à le déguster, un homme s'est avancé vers moi pour me demander si par hasard je ne voulais pas me joindre à la petite fête qu'il organisait pour son départ. C'était un Coréen qui venait de passer 5 ans à l'institut et qui avait trouvé un nouveau poste au nord du Japon, j'ai donc eu droit à un excellent repas coréen, plutôt épicé, et de la compagnie pour ma première soirée à Okazaki.
Maintenant, le décalage horaire commence à faire effet, et j'ai une super patate à ... 3h du matin ! Conditions idéales pour commencer à décrire un peu les premiers évenements.
Je trouve que ce n'est pas trop mal pour une première journée, le prochain évènement sera la rencontre avec mon future chef lundi après-midi. J'en saurai alors un peu plus sur ce qu'il attend de moi.